

"Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes. Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides. Pour d'autres elles ne sont rien que de petites lumières. Pour d'autres, qui sont savants, elles sont des problèmes. Pour mon businessman elles étaient de l'or. Mais toutes ces étoiles-là se taisent. Toi, tu auras des étoiles comme personne n'en a..." (A. de Saint-Exupéry, Le petit Prince)



Et voici et voilà!!! Enfin des vacances dignes de ce nom, ensembles, simplement... tous ensembles... Spéciales dédicaces, à vous, Lalou, Mymy, Mage, Céline, Alex... Une page rien que pour vous, pour nous... Vous m'en direz des nouvelles :)
Parce qu'avant tout, il s'agit de faire la fête, hum? Et nous avons toujours quelque chose à arroser, n'est-ce pas ?




Ha! Le Sud... on y rêve en ce moment. Pour nous faire oublier cet hiver qui a perduré jusqu'en mai, quasiment, cette année, il faut bien ça! Le Sud, son soleil, ses ruelles baignées d'épices, d'huile d'olive, de saveurs appétissantes et parfumées. On y rêve.


Une randonnée à faire, à partager. Départ tôt le samedi matin (7h30) depuis le col du Coq, à travers bois, jusqu'au trou du Glas, sur le flan de la dent de Crolles. La montée, matinale, se fait lente et quelque peu laborieuse. Les muscles ne sont pas encore chauds, les esprits encore embrumés. L'air est frais, la polaire de mise. On marche lentement, essouflées déjà, mais curieuses et heureuses de faire se parcours ensemble. Le passage du trou du Glas vers la plaine sommitale est un peu ardu, avec les sacs sur le dos, la roche glissante... Et puis on arrive sur la dent lorsque le brouillard se lève, voilant tout le panorma de la Chartreuse. La matinée commence bien. Nous qui espérions profiter du soleil, voilà qu'il se cache derrière de gros cumulus. Ce n'est pas grave. Nous poursuivons notre marche sur la plaine, entre les lapiaz, les roches éparses et l'herbe tout juste débarassée de la névé. La terre est boueuse, spongieuse, mais le paysage n'est demeure pas moins impressionnant. Nous culminons à peu près à 1500m d'altitude. La montagne se découpe, en tranche, vive et fière. Nous parvenons, sur les coup de midi, à la cabane de Bellefont, cabane de berger servant occasionnellement de refuge pour les randonneurs. C'est également le lieu de rencontre de nombreux chemins, et le lieu de notre pique-nique. 


L'air sent bon la provence, il fait chaud. Pas un bruit. J'atteinds enfin la plaine sommitale, à 2000 m d'altitude. La vue est magnifique, et le vent d'une force impressionnante. La température a chuté de plusieurs degrés, et je ne regrette pas d'avoir pris ma polaire. Je marche, seule, au milieu des ifs, jusqu'à la crête d'où je contemple toute la vallée de l'isère. Belledonne se découpe au sud, la vallée du Grésivaudan à mes pieds, et Saint Pancrasse, juste là, en bas.


